Sport et espace public : pourquoi les filles doivent-elles toujours prouver qu’elles ont leur place ?
- CAL Namur
- 16 mars
- 2 min de lecture
En ce mois de mars, mois de lutte internationale pour les droits des femmes, le Centre d’Action Laïque de la province de Namur approfondit le sujet des inégalités de genre dans l’espace public et les pratiques sportives.

L’accès à l’espace public reste aujourd’hui profondément inégalitaire entre les garçons et les filles*. Le sexisme, les discriminations et le harcèlement de rue freinent encore fortement la présence des filles* dans les rues et influencent, conditionnent leurs pratiques sportives.
Plusieurs inégalités sont à pointer :
Le sport féminin reste moins subventionné
Il bénéficie d’une faible visibilité dans les médias
Les athlètes féminines sont moins rémunérées que les hommes
Le racisme et l’homophobie sont encore trop présents dans le sport
La présence des femmes dans les fédérations sportives à des postes décisionnaires reste très minoritaire par rapport à celle des hommes
Elles sont beaucoup moins d’entraineuses que d’entraineurs
Il existe une pression sur les tenues vestimentaires des sportives, pensées pour que les filles* plaisent aux hommes lorsqu’elles font du sport,…
Tout ceci a un impact sur les pratiques sportives réalisées par les filles* : accessibilité, confort, moyens financiers,...
Par ailleurs, l’espace public devrait être neutre, accessible à toutes et tous de la même façon. Or force est de constater que les rapports de domination se reproduisent dans l’espace public, les rapports de pouvoir s’y déploient. Les femmes* se sentent plus en insécurité dans les transports en commun par exemple, que les hommes. Irène Zeilinger et Laura Chaumont rappellent que : « C’est par et dans l’espace public que les individus participent à la vie politique, culturelle, sociale et économique de la cité, et sa fonction d’espace de transit pour la mobilité de chacun et chacune assure l’accès aux services publics et collectifs » (2021). La question de l’occupation de l’espace public est donc un enjeu démocratique qui nous concerne toutes et tous.
La course à pied n’est pas épargnée par les enjeux et difficultés cités : les filles* portent une attention à l’horaire, aux lieux par lesquels elles passent, et ceux qu’elles souhaitent éviter, mettent en place des stratégies, tentent parfois d’être accompagnées,...
Alors, pour réfléchir ensemble à ces thématiques et vivre une expérience collective, le CAL Namur organise la première édition de « Place aux filles* » le 22 avril ! Redistribuons les cartes : les filles* font un jogging, elles se réapproprient l’espace public et y sont actrices, les garçons les encouragent et prennent conscience des inégalités.
*FINTA : Femmes, Intersexes, Non-binaire, Trans et Agenres





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