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Boîte à outils d’autodéfense verbale pour les fêtes de fin d’année

  • communication7856
  • 19 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Est-ce que pour vous, les fêtes de famille riment parfois avec engueulades entre le fromage et le dessert ? Vous ne savez pas comment répondre à votre tonton raciste qui réussira à coup sûr à faire un lien entre la dinde trop cuite et l’immigration ? Vous êtes taxé∙e du·de la wokiste de la famille et pour cela vous vous attendez à des piques incessantes ? Vous êtes fatigué∙e d’avance des micro-agressions sexistes, homophobes, racistes et autres dans un cadre festif ?


Partant de ce constat, le CAL Namur, le CNCD 11.11.11, le CAI et PAC, ont proposé un atelier d’autodéfense verbale en décembre 2025. Voici un petit retour sur cet atelier très intéressant.



Nous commençons par jouer aux jeux « Moi, c’est Madame » et « Takattac ». Ces deux jeux présentent des situations auxquelles nous pouvons être confronté∙es avec des propositions de réponses. « Quoi, t’as pas de smartphone ? », en passant par « Wouah, charmante la demoiselle, 20/20 » et une réponse possible « Tu t’es cru dans Trip Advisor pour me donner une note ou me juger ! »… Cela constitue une première mise en « bouche » de réponses possibles, de réparties à différentes attaques. Echanges, rires, bons et mauvais souvenirs sont de la partie.


Après cela, nous découvrons ensemble un outil de l’asbl Garance. Celui-ci propose différents types de réponses à des propos avec lesquels nous sommes en désaccord comme les deux syllabes, consistant en une réponse courte du style « Ah bon. Oui oui… », le changement de sujet vers un sujet « sûr »/banal, la citation sans sens qui permet de surprendre, déstabiliser l’interlocuteur∙rice, la question antidote avec pour exemple « Que veux-tu dire par ‘paresseux’ ? » qui pousse la personne à expliquer ce qu’elle avance, les règles du jeu qui consistent à énoncer le cadre dans lequel il est possible pour vous d’échanger « Si vous criez, je ne vous comprends pas », le disque rayé qui consiste à répéter en boucle jusqu’à être entendu∙e « Vous m’interrompez. Vous m’interrompez. Vous m’interrompez… », la communication non violente qui passe par décrire le comportement désagréable, exprimer comment vous vous sentez, formuler une demande de changement par exemple « Tu cries. Ça me stresse. Arrête », et enfin la phrase bouclier « C’est une opinion ». Nous nous entrainons à formuler des réponses en ce sens à partir de situations vécues et partagées par les membres du groupe, ce qui est très riche et « empouvoirant ».


En guise de conclusion, citons Rosa Parks « Vous ne devez jamais avoir peur de ce que vous faites quand vous faites ce qui est juste ».

 
 
 

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