SOIREE LUMIERES - Ciné-débat

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3 cycles, 6 films, 6 dates

De juin à décembre (avec relâche en juillet), le CAL Namur vous invite à échanger autour de trois thématiques, déclinées en six films (deux films par thématique) : la première, en lien avec la campagne annuelle du CAL intitulée « Pas de mur à nos frontières », nous permettra de pointer du doigt le durcissement des barrières aux frontières de l’Europe – dispositif qui porte atteinte à la dignité de la personne humaine, tant de celle qui la subit que de celle qui l’inflige.

La seconde thématique nous amènera à nous pencher sur la transmission des savoirs aux plus jeunes, avec les plus jeunes, par les plus jeunes, terreau des intelligences collectives à venir.

Enfin, la troisième thématique nous conduira à questionner le plaisir comme risque, la vie affective comme composante essentielle de la personne humaine, en dépit des normes sociales, culturelles ou familiales.

Ces thématiques sont au cœur des luttes laïques pour plus d’égalité, de justice et d’émancipation : campagne « Pas de mur à nos frontières », ouverture d’une école de devoirs au CAL Namur, ainsi qu’une expérience de longue date en matière de sensibilisation aux questions liées à l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.


Pas de mur à nos frontières

Jeudi 22 juin à 19.00

Io sto con la sposa

de Gabriele Del Grande, Antonio Augugliaro, Khaled Soliman Al Nassiry

Pour faire passer les frontières blindées de l’Europe, de Milan à la Suède, à un groupe de Palestiniens et de Syriens ayant fui la guerre, un poète palestinien et un journaliste italien imaginent un stratagème : un faux cortège nuptial avec sa mariée...


Jeudi 24 août à 19.00

Fuocoammare

de Gianfranco Rosi

Samuele a 12 ans et vit sur une île au milieu de la mer. Cette île s’appelle Lampedusa et c’est une frontière hautement symbolique de l’Europe, traversée ces 20 dernières années par des milliers de migrants en quête de liberté.



Semence de curieux : les jeunes et le(s) savoir(s)

Jeudi 21 septembre à 19.00

Une idée folle

de Judith Grumbach

Une Idée Folle pose la question du rôle de l’école au 21e siècle, à travers le témoignage d’enseignants, d’enfants, de parents et d’experts de l’éducation. A la clé, un rêve fou : celui de former une future génération de citoyens épanouis et responsables qui auront à cœur de transformer positivement la société qui les entoure.


Jeudi 26 octobre à 19.00

Les héritiers

de Marie-Castille Mention-Schaar

Une prof d’Histoire décide de faire passer à sa classe de Seconde la plus faible le concours national de la résistance et de la déportation. Cette aventure va conduire ces élèves en qui le système scolaire ne croit plus, à croire en eux-mêmes, en leurs ressources, en leur capacité d’entraide et de créativité.



L’amour n’est pas un long fleuve tranquille

Jeudi 23 novembre à 19.00

Margarita with a straw

de Shonali Bose

Laila est une jeune fille en fauteuil, romantique et secrètement rebelle. Elle part à la découverte de la vie affective et amoureuse. Si ces aventures grisantes lui causent bien des blessures et des conflits avec ses proches, elles lui permettent de trouver la force d’être vraiment elle-même.


Jeudi 21 décembre à 19.00

La fleur de l'âge

de Nick Quinn

Gaspard Dassonville a 63 ans. Son style de vie en a la moitié : producteur de télévision réputé, il accumule les compagnes trentenaires et s’obstine à ignorer tout signe de vieillissement. Bientôt pourtant, Gaspard est contraint d’accueillir chez lui son père Hubert, devenu dépendant.







Les « Soirées-Lumières » - Et pourquoi des ciné-débats ?

 

Depuis plusieurs années, le CAL Namur propose un rendez-vous mensuel cinématographique sous l’intitulé de « Soirées-Lumières ». Une approche superficielle pourrait incliner à penser que les ciné-débats cristallisent en une formule un peu désuète, un peu usée, les travers les moins intéressants de ce type de rendez-vous : échanges de vues simplistes, discussions de café du commerce, ton de la polémique qui monte et qui s’envenime, ou absence de réaction, etc.

Ce serait oublier un aspect essentiel de la rencontre ciné-débat ! Car c’est d’abord autour d’un film, fiction ou documentaire, que les participants et participantes inscrivent leur démarche. C’est donc l’intérêt pour la dimension cinématographique qui engage les personnes à se rendre à ce type de rendez-vous, dans une salle souvent nettement moins confortable qu’une « vraie » salle de cinéma !... Car il ne faut pas l’oublier : la réussite d’une soirée ciné-débat repose essentiellement, sur la programmation et la qualité du film projeté. Le cinéma conserve cette ressource immémoriale de la fascination du récit et du pouvoir des images. Nous pouvons toutes et tous en faire l’expérience ! Il semble que chacune, chacun garde en mémoire un de ces chefs d’œuvre, connu ou méconnu, du septième art, qui l’a bouleversé, qui a transformé sa vision des choses, qui l’aura marqué pour la vie. Saura-t-on jamais si des livres ou des films peuvent réellement changer le monde ? En tout cas, ils peuvent avoir un impact indéniable sur les êtres et laisser dans les esprits une impression durable et marquante. Pensons aux grands classiques du cinéma social de Ken Loach, ou encore aux œuvres de dénonciation de Costa-Gavras, pour ne citer que ces deux exemples. Plus récemment, évoquons Versailles, Le grand soir, ou La merditude des choses, devenus des séances mémorables des Soirées-Lumières.

Ce rendez-vous permet en outre, à travers le prisme des documentaires ou des récits de fiction, d’illustrer une thématique, d’y accrocher cette dernière pour ainsi dire, afin de donner à réfléchir, à questionner, à problématiser. Deux cas de figures se posent, en ce qui concerne l’après-film : soit une ou un invité contribue à la discussion collective en apportant un éclairage personnel, ou lié à une expertise, ou associé à une expérience professionnelle. Dans ce cas, l’intervention de la « personne ressource » permet de déconstruire, de corriger, ou de corroborer l’approche privilégiée par le réalisateur du film projeté. Soit le public s’exprime sur les images, partage leurs ses avis sur le film, le récit, la qualité du jeu des acteurs et actrices, etc. L’animateur participe à la discussion qui permettra également d’échanger sur la thématique abordée, en confrontant, en toute courtoisie, les expériences, les témoignages, les informations dont chacune et chacun dispose. Il reste essentiel à cet égard de conserver une ligne critique, en invitant la personne qui s’exprime à se baser sur des sources fiables, vérifiables. Une relance permet d’approfondir la discussion, d’entendre de nouveaux arguments, voire de réentendre des arguments connus, formulés autrement. Il s’agit ni plus ni moins que de s’approprier le questionnement et d’en faire l’objet d’un traitement sous l’angle de l’intelligence collective, dans une perspective politique et citoyenne.

La programmation repose sur une démarche participative préalable, sur base de l’expression des personnes intéressées par l’activité, ou en rapport avec des thématiques dont des participantes et participants ont fait part à l’équipe d’animation. Ou en lien avec une campagne orchestrée par le Centre d’Action Laïque. Ou encore pour répercuter l’actualité d’un sujet de société.

Au CAL Namur, les Soirées-Lumières sont gratuites et ouvertes à tous les publics. Elles se déroulent généralement le quatrième mercredi du mois, avec une pause en janvier et en juillet (sous réserve de des impératifs du calendrier).