L'amour à travers le monde

 

L'héroine du film "La fille aux cheveux blancs" tourné en 1952, rêve de mariage. Ce rêve sera brisé : vendue par son père au propriétaire terrien, elle sera violée et accouchera d'un enfant mort-né dans la montagne.

Une littérature sentimentale consacrée aux heurs et malheurs d'amoureux issus de milieux lettrés se développa et connut un succès considérable à partir du XVIième siècle : l'union - souvent contrariée - d'un lettré et d'une courtisane ou d'une jeune fille de bonne famille est un thème indéfiniment repris dans le roman et le théâtre. 

Parfois l'amour se poursuit après la mort comme dans l'opéra celèbre Le Serpent Blanc, où une jeune fille morte avant d'avoir connu l'amour revient sur terre pour séduire un jeune et candide lettré. La société séparera les amants, et la femme sera renvoyée au néant après avoir donné un fils à son bien-aimé. 

Ces histoires de fantômes témoignent de l'ambivalence du coup-de-foudre, à la fois redoutable et souhaité. Parallèlement à cette littérature étherée s'épanouit une littérature pornographique parfois très crue, qui sera violemment réprimée par la censure du XVIIIième siècle.

Sur scène, dans l'univers plus stylisé de l'opéra ou du cinéma, les personnages peuvent prendre des poses héroïques : un dramaturge célèbre, condamné injustement, est suivi dans l'exil par une courtisane bien aimée.

Dans les romans et nouvelles, les héros des histoires d'amour sont très jeunes et étonnamment ressemblants : couvés par leurs parents, de santé délicate, et démunis devant les rudesses de l'existence.

La rencontre des amants ne peut se faire que fortuitement, à l'occasion d'un pélérinage, en profitant d'une brêche dans le mur qui sèpare les sexes dans les "bonnes familles".

 


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